Vraiment en train d'apprendre.

Je commençais à me fâcher: l'examen était prévu le 15 janvier, on était déjà le 20 décembre et j'avais le sentiment d'à peine avoir commencé avec les leçons sur l'ordinateur. Je n'avais pas commencé du tout avec les leçons pratiques.

J'ai découvert que je pouvais payer un accès sur l'application en ligne, identique à ce que l'école utilisait. Le prix était de 200 dirhams, environ 20 €. J'ai payé la souscription.

With a good internet connection and an obedient mouse, I started to progress. Two hours in the early morning and one or two hours in the evening, except when Bab El Atlas (Our guesthouse) had guests.

Je suis retourné à l'école de conduite. Il n'y avait toujours pas de moto. Je me suis mis à crier.

Ils m'ont dit de revenir dans l'après-midi, vers 14 h, vers la place du souk. La moto sera là, Insh'Allah.

J'étais à l'heure. La moto n'était pas là, mais l'homme qui parlait anglais y était. Il m'a dit que la moto était en route.

Ils sont arrivés et m'ont montré la moto: une KTM 250, moto sportive. J'ai demandé où était le terrain d'entraînement. Ils m'ont dit que c'est le parking du souk.

J'ai regardé le parking et j'étais assez déçu; c'est goudronné, oui, mais avec des sacs en plastique, partout, balayés par le vent. Divers cailloux où des gens ont calé la roue de leur voiture ou d’un ancien pick-up Peugeot. Il y avait une école tout près, alors deux fois par jour, il y avait une foule d'écoliers qui déambulait dans le parking, parsemé de mamans avec des poussettes, yeux rivés sur leur smartphone, traversant tranquillement ma ligne de cônes, même si je les utilisais.

L'asphalte avait une pente légère, était large comme deux longueurs de voiture, et était environ cent mètres de long. Il y avait un parking identique en face, encore plus sale et de toute façon, pas mieux.

Le souk a lieu tous les mercredis, d'environ 8h, jusqu'à la prière de la mi-journée, environ une heure de l'après-midi, alors les mercredis étaient exclus. Il y a aussi un souk le mardi, pour vendre le bétail, alors les mardis exclus. Vendredi est le jour de la prière, et tout le monde ferme boutique à 13 h, rentre à la maison pour se laver et mettre un djellabah blanc propre et va ensuite à la mosquée pour prier. Après la prière, les hommes font la causette un moment, et finalement rentrent à la maison pour manger le couscous hebdomadaire préparé par leur femme ou leur maman. 

Alors les vendredis n'étaient pas idéaux.

Nous avons fini par décider que les jeudis et les samedis seront des jours de leçon une fois. J'ai choisi de le faire à 14 h, histoire d'être un peu réchauffé par le soleil.

Le moniteur (prof, mec avec les mains dans les poches, qui ne faisait rien) m'a indiqué la moto et dit: vas-y. Pas d'explication, rien, pas comment démarrer, pas comment utiliser les commandes. Je suis monté dessus. Ils m'ont montré l'embrayage et le frein avant, et enclenché le premier rapport, me disant que je n'aurais pas besoin des autres. Le moniteur m'a prêté un casque et des gants. Les gants étaient des gants d'hiver en coton, pas des gants de moto.

Ils m'ont dirigé dans l'axe des cônes, m'ont dit d'éviter de rouler dessus et m'ont tapoté sur l'épaule.

J'ai lâché l'embrayage trop vite, ce qui m'a projeté en arrière, ce qui a fait que mes mains déjà serrées de terreur m'ont fait donner un immense coup d'accélérateur. J'ai fait une wheeling sur la lignée de cônes, et me suis crashé contre le mur d'un bâtiment de souk, me faisant mal à un tibia. Je sentais couler le sang dans mes pantalons (noirs).

Le moniteur m'a ramassé, demandé si j'étais ok. Il s'en foutait de la moto. Cette moto-là avait de l'expérience.

Je suis remonté dessus, et après une heure, je faisais le slalom assez bien. Quand je suis arrivé à la maison, j'ai regardé ma jambe. ÇA saignait toujours. Je l'ai désinfecté et mis un bandage.

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