Deuxième Leçon
Le jour suivant, j'étais de retour à l'école de conduite. Tout le monde avait l'air surpris de me voir. L'ordinateur a été retrouvé, la souris aussi, le chauffage idem. Je me suis installé et j'ai travaillé pendant une heure avant que l'internet soit coupé.
En attendant le réseau, j'ai demandé quand je pourrais commencer les leçons pratiques avec une moto. Ceci a provoqué pas mal de consternation et beaucoup de gestes de la main. Ils ont fait un téléphone, et une demi-heure plus tard, un homme parlant un excellent anglais est venu. Il m'a expliqué qu'ils avaient pas de moto, mais qui'ls allaient emprenter une, Insh'Allah, d'une autre école de conduite à 20km de là.Il me ferait savoir quand ça sera possible, mais a ajouté que l'examen pratique était très facile, juste un slalom et des huit.
Personne n'a voulu me croire quand j'ai dit que je n'avais jamais fait de la moto: Chaque Marocain ou Marocaine a grandi assis sur la petite moto à papa, entre ses cuisses, avec leur mains sur le guidon. Probablement, ils savaient conduire la moto avant de marcher.
Je suis retourné plusieurs fois à l'école, pour utiliser l'ordinateur, mais chaque fois, quelque chose ne fonctionnait pas. Il n'y avait toujours pas de moto avec laquelle apprendre et je devenais rapidement frustré.
L'application sur Internet de leur ordinateur montrait une image d'une situation et donnait un choix de réponses. Tu as 6 secondes pour répondre. La souris, qui était probablement sataniquement possédée, envoyait le curseur à toute vitesse d'un côté à l'autre de l'écran. Des fois, j'arrivais à répondre ; souvent, j'arrivais trop tard.