Jour (s) de l'Examen
Le 15 janvier est venu et j'ai conduit la voiture jusqu'à l'adresse au centre de Tinghir (une ville à environ 90 minutes en voiture), ville principale de la province, m'y suis enregistré, et je suis allé dans une salle d'attente. J'ai dû attendre que 10 minutes.
On m'a conduit à une petite salle munie d'un ordinateur, d'un clavier, d'une souris et d'écouteurs. Je me suis assis, j'ai mis les écouteurs et j'ai obéi au message à l'écran en appuyant sur une touche afin de démarrer.
Plus vite tu réponds, plus courte est la durée de l'examen; j'étais dehors, devant le bâtiment, 20 minutes plus tard, avec un papier muni d'un cachet, affirmant que j'avais réussi l'examen théorique et que je devais passer l'examen pratique dans un délai maximum de... Je ne me faisais pas de souci: j'étais prêt.
J'avais demandé si je pouvais faire l'examen pratique le lendemain, mais une longue explication a suivi, entrecoupée de beaucoup d'Insh'Allahs, et l'examen pratique sera le 21 janvier, donc dans 6 jours. J'ai aussi demandé combien de questions j'avais ratées, et ils m'ont montré un papier avec une note: 45/46 correctes.
J'ai passé la semaine à rouler avec le Docker, et à patienter avec impatience.
Finalement, le grand jour est arrivé et je suis allé à Tinghir (NON, c'est prononcé Tinerir!) et sur la route, j'ai téléphoné à mon monteur: pas de réponse. Je ne savais pas où trouver le lieu de l'examen. Je suis arrivé à Tinghir, et au contrôle habituel de police, j'ai demandé mon chemin. Ils m'ont expliqué qu'il fallait tourner à gauche, et le terrain était derrière les bâtiments. J'ai tourné à gauche, regardé partout et rien trouvé. Je tournais dans la ville, appelant le moniteur qui ne répondait pas. J'étais de plus en plus stressé. Finalement, j'ai tourné à droite, au lieu d'aller à gauche, et, derrière une rangée de bâtiments, voilà plusieurs voitures, bus et camions qui manœuvraient avec précaution dans des places de parking. J'ai trouvé mes gens de l'auto-école et la KTM avec 10 minutes de marge.Mon moniteur m'a expliqué exactement ce que j'allais devoir faire pour l'examen.
J'étais assez chanceux de ne pas être le premier à faire l'examen: j'ai regardé l'autre motard suivre les instructions de l'examinateur; ce n'avait rien à voir avec les explications de mon prof.
Quand c'était mon tour, j'ai fait le slalom (qui me semblait très facile - après, j'ai découvert que les cônes étaient espacés de 5 m, et non pas de 2 m), fait les huit, ai remonté la rue, retourné, tout en montrant le respect pour le code de la route et les autres usagers.
J'ai garé la moto, enlevé le casque. Le prof m'a informé que j'avais réussi mon examen et de prendre le papier qu'il me tendait au bureau en ville où j'avais passé l'examen de théorie, afin de le faire tamponner. Quand j'ai décidé d'apprendre à conduire une moto et de passer mon permis, j'ai appris que, bien que je puisse passer le permis légalement parce que j'ai une carte de séjour pour le travail au Maroc, je devais rendre mon permis de conduire suisse et refaire un permis de conduire marocain. Oubliez ça mon gars!
Le monsieur de l'examen m'a fixé. - Vous n'avez pas de permis de conduire? je lui ai assuré que non. Il m'a serré la main et dit au revoir. J'ai regardé ma voiture, garée à une dizaine de mètres. Je suis parti à pied, direction la ville à 2 km. J'ai fait tout le tour du bloc d'immeubles, et revenu vers ma voiture plié en deux comme un commando dans un film, je suis entré et parti sans être vu.
J'étais motard!